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Et si la musique niçoise retrouvait sa place dans nos lieux de vie ?

Dernière mise à jour : 19 déc. 2025




Une question simple, mais essentielle

Aujourd’hui, une question mérite d’être posée chez nous, au Pays Niçois : pourquoi la musique niçoise est-elle si peu présente dans les lieux publics du quotidien ?


Mauris Sgaravizzi, Christian Bezet et Lo Mago d'en castèu, Dédé Truqui, René Bermon, Un giro embe lu vielhs, La Manada, La Bande à Cana, Jean-Luc Sauvaigo, Nux Vomica, Zine, La Ciamada nissarda, Paures Nautre, Les Voix de Nice, OccitaNissa, Lu Barbalùcou, Corou de Berra, nos différents chorales traditionnelles comme les Stoufa Gari....

Boutiques, salles d’attente, accueils téléphoniques, espaces de travail… partout où le son accompagne nos gestes, nos attentes, nos passages, ce sont presque toujours des musiques standardisées, venues d’ailleurs, sans lien avec le territoire.


Pourtant, faire entendre la musique d’ici serait une démarche simple. Elle ne demanderait aucun investissement particulier, aucun dispositif complexe. Juste une décision. Un choix culturel, assumé.


Le local, déjà une réalité bien ancrée


À Nice, le local est partout.


Dans les vitrines, dans les discours, dans les assiettes.

Des enseignes et commerces mettent en avant le fait à Nice, le produit local, le circuit court : épiceries, boutiques artisanales, marchés, commerces indépendants du Vieux-Nice et du centre-ville.


Cette dynamique s’appuie sur un attachement réel au territoire et sur la volonté de créer du lien avec les habitants.

La gastronomie niçoise en est l’exemple le plus parlant.


La socca, la pissaladière, le pan bagnat, mais aussi les bières artisanales locales, les chips produites ici, les déclinaisons modernes de recettes traditionnelles sont devenues des marqueurs identitaires forts. Ils sont consommés, revendiqués, transmis.



La cuisine niçoise montre la voie


Des établissements comme Chez Pipo, Chez Acchiardo, Lou Balico, A Buteghinna, Lu Fran Calin, La Table Alziari ou la Socca d’Or assument pleinement la cuisine niçoise.

D’autres tables prolongent cette démarche en valorisant les produits locaux et l’esprit méditerranéen, tout en s’inscrivant dans leur époque.


Résultat : une identité forte, vivante, attractive.

Personne ne considère aujourd’hui la socca ou la cuisine niçoise comme folkloriques ou dépassées. Au contraire : elles sont devenues des symboles modernes du territoire.


Et la musique dans tout ça ?

La musique niçoise est dans la même situation que la cuisine il y a quelques années.Elle existe, elle se renouvelle, elle est contemporaine, elle circule. Elle porte la langue, l’énergie, la créativité d’ici.


Pourtant, elle reste largement absente des lieux de vie quotidiens.


Pourquoi ce qui semble évident pour la socca, la bière locale ou les chips produites ici ne le serait-il pas pour la musique ?


Pourquoi l’identité sonore de Nice serait-elle la seule à rester invisible ?


Appel aux commerçants et aux institutions


Cet appel s’adresse directement :

  • aux commerçants

  • aux restaurateurs

  • aux lieux culturels

  • aux institutions publiques, et notamment la radio ICI Azur

  • aux collectivités locales

  • aux structures touristiques et économiques


Vous jouez déjà un rôle essentiel dans la mise en valeur du territoire.


Intégrer la musique niçoise dans vos espaces — en fond sonore, en accueil, dans les temps d’attente — serait un geste simple, cohérent et puissant.


C’est une manière concrète de soutenir la création locale, sans subvention, sans complexité, sans contrainte.


Une culture qui accompagne le quotidien

La culture ne vit pas uniquement sur scène ou lors des grands événements.


Elle vit aussi dans les gestes ordinaires : entrer dans une boutique, attendre un rendez-vous, partager un repas, passer un appel.


Faire entendre la musique niçoise dans ces moments-là, c’est affirmer que notre identité est vivante, assumée et tournée vers l’avenir.


Proposition concrète


Proposition simple et immédiatement applicable :


Diffuser régulièrement de la musique niçoise dans les lieux publics et commerciaux

Mettre en place des playlists locales (artistes niçois, langue niçoise, créations contemporaines)

Associer musique et produits locaux lors d’événements, dégustations, temps forts

Créer des partenariats simples entre artistes, commerçants et institutions


👉 Coût : zéro ou quasi nul

👉 Impact : fort, durable, identitaire


Faire entendre ce que nous sommes


Un pays qui fait entendre sa musique est un pays qui se reconnaît lui-même.


Un pays qui assume sa voix transmet quelque chose de solide aux générations qui arrivent.


La question n’est pas technique.


Elle est culturelle, symbolique, politique au sens noble.


Et surtout : elle est entre nos mains.


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