Cantar lo Sacrat : entre ciel et nissart
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de gauche à droite : Eric Ciotti - nouveau Maire de Nice, Zine, Muriel Vitetti - adjointe aux traditions, Gil Florini -prêtre
Un moment hors du commun à l’église Saint-Roch
Hier soir, l’église Saint-Roch, au cœur de la paroisse Charles de Foucauld, a accueilli un moment rare, à la fois spirituel, culturel et profondément humain, avec « CANTAR LOU SACRAT ».
Porté par le père Gil Florini, entouré du père Wilfrid Moulounda et du diacre Jean-Christophe Flament, l’office a rassemblé une assemblée dense, recueillie, intensément présente. Dès les premiers instants, une atmosphère particulière s’est installée, faite de silence habité et d’une attention partagée.
Des chants niçois au cœur de la célébration

Aux côtés de Jean-Pierre Babarit et Jacques Garcia, cinq chants en niçois ont été choisis pour accompagner cette célébration, comme autant de passerelles entre tradition et émotion :
Ave Maria (Gounod/Bach – adaptation niçoise)
Dans une église comble, ces chants ont trouvé une résonance singulière. Ils ont traversé l’espace avec une intensité rare, portés par la ferveur de l’assemblée et la richesse d’une langue vivante. Plus qu’un moment musical, il s’agissait d’une expérience collective, suspendue dans le temps.
Une soirée marquée par le recueillement et la solidarité
Au-delà de l’aspect artistique, la soirée s’est inscrite dans une dimension profondément solidaire. Une pensée forte a été adressée aux victimes du Liban et à toutes celles et ceux touchés par les conflits à travers le monde.
Ce moment de recueillement, simple et sincère, a renforcé le sentiment d’unité présent dans l’église.
Sur le parvis, la présence des Harley du Cœur a apporté une énergie singulière. Leur engagement, à la fois discret et puissant, a incarné une autre forme de solidarité, ancrée dans l’action et la proximité humaine.
Transmission et identité vivante
La soirée a également été marquée par des échanges autour de la transmission et de l’identité vivante, notamment avec Eric Ciotti.
Une phrase a particulièrement résonné :
« Le niçois ne se raconte pas, il se vit, il se chante. »
Elle résume à elle seule l’esprit de ce moment, où la culture ne se limite pas à un héritage figé, mais s’exprime comme une réalité vibrante et incarnée.
Remerciements et engagement
Un grand merci à Michel de Brawney, Académicien de Provence, pour son engagement constant en faveur de la transmission culturelle, ainsi qu’à Muriel Vitetti pour son soutien précieux.
Les bénéfices de la soirée seront reversés à la paroisse afin de financer des repas destinés aux personnes âgées, prolongeant ainsi l’élan de générosité initié lors de cet événement.
Merci également à toutes celles et ceux présents, ainsi qu’à ma famille pour leur soutien fidèle. Gratitude enfin à Air06 pour la couverture de l’événement et à toutes les personnes ayant partagé images et vidéos.
Une parenthèse d’émotion… et de légèreté
Impossible de ne pas évoquer une touche d’humour venue ponctuer la soirée : le prêtre a demandé à mon frère s’il bénéficiait d’une « prime de risque » pour être mon frère, déclenchant un éclat de rire général dans l’assemblée.
Un instant qui ne se répète pas
Certains instants ne se répètent pas. Celui-ci en faisait incontestablement partie.
« La tradition n’est pas la conservation des cendres, mais la préservation du feu. »
Voici un extrait de l'Ave Maria :
Voici un extrait de la répétition préparatoire :
Et enfin, voici un court reportage de la Ville de Nice :





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